"L'obligation de produire aliène la passion de créer"

Inconnu



iti

L'ATELIER

Voici  mon petit garage de ville transformé... en modeste atelier de 9.00 m².
J'ai toujours été attiré par les ateliers, de toutes sortes, lieux magiques constellés de matériels, matériaux et outils en tous genres. De ces endroits, sources de création, surgit le fruit d'un savoir manuel, trop souvent ignoré, voire bafoué par des êtres bien pensants. La matière brute en sort transformée, métamorphosée, embellie sous les mains de l'artisan.
Quant le travail manuel trouverat-il, enfin, une place honorable dans notre société ? Société qui a considérablement encouragé cette dévalorisation et ce mépris, au profit d'un certain élitisme !

AtelierAtelierAtelier

JOURNAL D'ATELIER (en sommeil...)

Etats d'âme, Questionnements, Satisfactions, Humeurs, Découvertes, Difficultés. Que de choses à raconter...  Si j'en trouve le temps...

Rouge de cuivre

Juillet 07  Premières cuissons raku

J’ai achevé ma troisième cuisson ce dimanche. Quel bonheur de finaliser enfin ses pièces en les soumettant à l’épreuve du feu. Les voici maintenant parées de leur habit de verre. J’appréhendais ces toutes premières cuissons, ne sachant comment m’y prendre, peur d’être maladroit, d’échouer, pour finalement être déçu…
Hormis une erreur de manipulation qui m’a coûtée deus bols "siamois" au défournement, et une pièce brisée (trop fines les parois pour le raku !), l’ensemble de ces premières cuissons m’a particulièrement ravit.
Les premiers essais de glaçures à base de cuivre, de fer rouge et de manganèse ne m’ont pas apportées les couleurs attendues sur terre blanche, par contre les résultats sur terre rouge m’ont enchantés.
Coté matériel, le four est rapidement monté en température, le chalumeau de couvreur fait des merveilles, le maniement de la cloche équilibré est enfantin, seules les vrais pinces pour saisir les pièces, m’ont fait défaut. (J’utilise un sécateur à élaguer !). La plaque d’enfournement faite maison à base de briques réfractaires pilées et de ciment fondu à tenu, mais fait montre de faiblesse en s’affaissant au droit du brûleur. Le manque de chamotte dans sa composition se fait sentir (pas de chamotte sous la main).
Enfumage dans du papier journal découpé en fines bandelettes et dans de la sciure. A quand la prochaine ? Je suis impatient, si cette satanée pluie daignait enfin s’arrêter, nous sommes fin juillet tout de même…

Four cloche

21 juin : Fête de la musique et… Mise en chauffe du four.

Pas de tournage au programme aujourd’hui, faute de terre et… de place sur les étagères comme je l’ai écrit précédemment. Je m’attelle donc à la toute relative finition du four et à un modeste essai de mise en chauffe. Le brûleur maison n’est pas complètement terminé aussi vais-je tenter, sans grande conviction, d’utiliser mon chalumeau d’étancheur pour voir le comportement de l’ensemble (température max atteinte, étanchéité des matériaux, maniement de la cloche, tenue au feu du béton cellulaire et de la sole maison faite de briques pilées et de ciment fondu,...).A vide, bien sur, car je n’ai aucune idée de la température que je peux atteindre avec… un chalumeau.
Après une petite demi-heure en marche réduite, le pyromètre annonce 550°C, le four était froid et très humide. Je met "la poignée dans le coin" et vois la température croître, sans faiblir, pour atteindre 950°C en 40 mn.
950°C en une bonne heure, avec un chalumeau, je n’en crois pas mes yeux...
La cheminée en partie basse y est certainement pour quelque chose. Effet de flamme renversée oblige.
Je suis comme un môme découvrant ses jouets au pied du sapin (du Prunus en l’occurrence), hagard et heu-reux.
Tout  a tenu sauf quelques briques de Glos qui se sont fissurées, la brique de Vaugirard, elle,  à tenu le choc. Maniement de la cloche très facile, seul quelques manquements d’étanchéité au niveau de la cheminée en Siporex reste à solutionner, à part cela tutti va bene.
Vivement dimanche pour la première cuisson d’émail, si le temps le permet.



Pièces crues

Mai/juin 07

Peu d’écriture ces derniers mois, alors voici un rapide résumé de mes
 derniers travaux. Je persiste dans le montage de vases mais de taille réduite à présent, avec des balles d’un kilogramme. Quelques uns me paraissent réussis, dans la forme j’entends.
Je m’essaie au montage de vases plus imposants en tournant deux moitiés d’un kilo et demi. Sans rondeaux, la tache est plus délicate. L’assemblage prend du temps, mais le résultat est plutôt satisfaisant. Il me faudra essayer de tourner en une seule fois avec trois kilos de terre pour tenter de gagner en rapidité pour de telles tailles de pièces.
La difficulté réside toujours dans le resserrement du col, j’ai visionné quelques vidéos sur « la toile », peut-être vont-elles m’aider à m’améliorer ?
Je mesure l’évolution de mon travail en scrutant les étagères, la taille générale des pièces a évolué ces dernières semaines. 
Content l’apprenti, même si certaines sont à recycler car de formes peu recevables.
En parallèle, je travaille sur la finition du four, montage de la cheminée en SIPOREX pour réaliser un semblant de flamme renversée, et mise au point du système de palan pour hisser ma cloche avec facilité.
Il est urgent de l’achever pour biscuiter mes pièces, car plus aucune étagère ne peut accueillir le moindre pot.

Mars 07 : 

Aujourd’hui, tournage à la motte de toutes petites pièces pour se faire la main, et de quelques bols. Je suis décidé à tourner deux kilogrammes de terre pour (tenter de …) faire des vases. Que de difficultés, non pas dans le centrage, mais dans la montée des cylindres. Un seul essai transformé (moyennement) sur cinq, c’est peu, mais c’est aussi un début. Parois trop fines en haut, vrillage …
Après réflexion, je crois avoir vu trop grand en taille par rapport au poids de terre, ou peut-être ne pas avoir monté assez de matière… Je viens de lire qu’il fallait démarrer avec un fond plat et non arrondi comme dans un bol. A essayer.Je consacrerai à nouveau 10 kg à faire des essais la semaine prochaine.
Que de recyclage et battage en perspective…
Ai terminé par le tournage d’une dizaine de petits gobelets de 350 grammes, en série, une petite heure, sans compter la préparation de la terre. Là, il y a du progrès (à mon niveau, évidemment), soulagement 

Janvier 2007


L’année commence sous de bons auspices, j’ai obtenu mon temps partiel, soit une demi journée par semaine, à cela s’ajoutera une demi journée de RTT dés les beaux jours, plus quelques heures le week-end, que demander de plus... (d'avoir terminé le four).
Ma petite activité céramique va enfin être régulière et plus approfondie.
L’atelier est fin prêt, chauffé au bois, 16.8° C jeudi dernier, éclairage digne de ce nom, deux tubes fluorescents étanches tout neufs de 36W (la toiture n’est pas tout à fait étanche, à l’eau surtout, gasp !), y'a plus qu'a.
Il faudra tout de même que j’achève la terrasse en bois !
J’ai peu de pièces à mettre en ligne, car seulement dégourdies (première cuisson avant émaillage). Je vais tout de même faire quelques clichés en attendant mes premières cuissons d’émail.
La cloche du four raku se fait attendre… n’est-ce pas Jean-François !!! Et la pince, Jean-françois, et la pince …
Jeudi prochain, tournage au programme (enfin… il me tarde de tourner à nouveau) et préparation d’engobes si j’en ai le temps. Je vais essayer quelques recettes, simples, glanées de-ci de-là, 1/3 argile 1/3 cendres et 1/3 kaolin + oxydes (source : Le livre du potier de B. Leach) et tenter l’application sur quelques bols prochainement.

coupe crue

Septembre 2006

Enfin une petite série de bols d’hiver réussie, cinq modèles identiques sur six. Je suis ravi. A nouveau, travail sur les cylindres étroits en mettant en pratique ce que j’ai découvert précédemment. Pas fastoche tout de même, mais « léger » progrès.
Le four raku : Je me suis enfin décidé à réaliser des boutons en terre chamottée pour mon tout prochain four cloche, 24 unités en deux heures de travail ! La fibre est commandée, le socle en agglomérés et en briques est opérationnel, un copain façonne la cloche en grillage. A tout bientôt la première cuisson raku.
Les premières photos sont en ligne, en fonction de l'avancement.
Séance recyclage de terre, et tournage de « grosses » pièces avec 1.5 kg de terre ! Déçu par cette demi-journée, je ne sais pourquoi, un jour sans, certainement. Lignes moyennes et quelques déformations de lèvres lors de la dépose de la girelle. Je finis en tournant une "vraie" coupe, avec 2 kg de terre, 31 cm de diamètre pour 10.5 de hauteur. Je n’ose pas l’enlever du tour tellement elle me plait, de peur de l’abîmer !

ETE 2006

Vacance d'été en famille dans le sud ouest, et au soleil. Je me suis tout de même éclipsé l'espace d'une bonne matinée, pour aller visiter l'exposition sur le décor (le dernier volet de la trilogie : De la couleur au blanc), au Musée Bernard Palissy à Saint Avit, en lot et Garonne. Si vous passez dans les environs, la visite vaut le détour, le hameau est magnifique et de grands noms de la céramique exposent tous les été.
Le très beau travail d'Alev Siesbye, l'émaillage d'Armelle Benoit Jakubec, et les terres teintées de Martine Dumas m'ont tout particulièrement séduit, de même que les jarres de Claude Varlan.
La terre est un formidable et inépuisable moyen d'expression.

Diverses pieces

27 juin 2006

Séries de saladiers gigognes à nouveau mais plus affinés cette fois-ci, avec les mêmes quantités de terre. Puis travail sur les cylindres étroits avec 900 grammes de matière. Difficile de monter parfaitement verticalement. J’ai appris depuis, qu’il fallait pousser la terre depuis l’intérieur vers la main ou l’estèque extérieure tenue verticalement. Je faisais l’inverse, partant d’une forme plutôt évasée au lieu de conique… Encore quelques bols, il m’en faudra pour mes prochains essais de cuisson raku.

13 juin et 20 juin 2006

Aujourd’hui, travail sur les séries de saladiers gigognes avec 500, 1000, 1500 gr de terre. J’utilise de la terre recyclée de modelage n’ayant pas résisté au méfait du gel dans le garage l’hiver dernier, la Colorado Stone de Solargil, chamottée finement. Tournage de quelques bols d’hiver de 400 grammes et divers essais de forme à partir de balles de 800 grammes. Travail sur les coupes basses, de 8 cm de hauteur et environ 25 cm de diamètre avec 800 à 1000 grammes de terre recyclée, de la GT100X Céradel cette fois-ci, légèrement chamottée, facile a tournasser.  Façon de quelques bols d’une forme que j’affectionne et qu’il me plairait de réaliser en petite série, mais pour cela il me faut travailler encore.

06 juin 2006

juin 2006TERRE, TERRE !, TERRE ?

J’ai repris le chemin du garage, pardon de l’atelier, depuis maintenant trois semaines à raison de deux demi journées hebdomadaires (pas assez, je le déplore…).
Les bases du tournage sont toujours là, c’est comme le vélo, cela ne s'oublie pas, je redoutais tant d’avoir perdu l’essentiel de mon apprentissage.
Même le centrage de la pièce à l’envers, pour le tournassage, en tapotant d’une main, l’autre servant de guide, pouce sur le fond, ne m’a pas posé de problème (merci Sylvie d'avoir eu la patience de m'apprendre cette technique).
Il est content l’apprenti...
Quelques petits bols (350 gr) pour se faire la main, puis tournage de « coupettes » de 800 gr et pour finir, 1 kg de terre pour divers petits saladiers et vases cylindriques.
Je suis toujours dubitatif faces au choix d'une ou plusieurs terres, ne sachant laquelle retenir pour mon usage courant.
Moi qui recycle le moindre déchet, j’ai en magasin 5 terres en cours de recyclage ou en attente, et ne sais où donner de la tête.
Après les avoir essayées à deux reprises, j’abandonne les terres lisses, j’aime trop l’aspect matière, la rugosité, le grain, et comme je souhaite laisser une partie du dégourdi apparent, ouste, pas assez de caractère les lisses.
J’envisage utiliser des engobes avec des oxydes posés sur crus, et cuire le tout en monocuisson avec projection de sel, il me faut donc une terre plutôt claire, sans trop de fer, exit donc la terre de Noron, et la Colorado Stone utilisée en modelage ainsi que la terre du Fuillet (avec regret tout de même pour cette dernière, je la trouve très agréable à tourner, même si elle a une facheuse tendance à "partir en vrille" quant on la tire un peut trop)
Il me reste à trouver une terre claire, chamottée finement, même si ça arrache les mains et use la girelle en aluminium et les outils.
Quelques bols tournés avec une terre grise chamottée dont je ne connais pas les références, ont une texture assez sympathique, surtout après tournassage. Il me faudra essayer de lisser uniquement les pieds une prochaine fois.
Je vais faire quelques essais avec la GT 100 X de Ceradel.
Le choix d’une terre ou deux, que de questions…l’approvisionnement est aussi à prendre en compte.
Ne connaissaient pas leur bonheur les anciens potiers, ils travaillaient avec les matières locales.
L'abondance de biens nuit !

23 février 2006

Le site, ou tout au moins son brouillon, est en ligne maintenant. Je suis content que ce soit un 23 février. 

Avec le tour à pieds 

17 février 2006

BIENTOT LE PRINTEMPS : Je ne me suis pas encore assis devant le tour depuis deux mois (gasp!).
Le garage est exposé au nord et n'est pas chauffé, il y fait un froid de canard. Lors de ma précédente tentative d'affrontement de cette période hivernale (6°c!), j'ai attrapé la "crève", sans jamais avoir eu le sentiment d'avoir froid (tour à pied oblige). Ce qui m'a tout de même "refroidi" pour d'autres expériences. J'ai hâte de me remettre au travail de la terre et surtout au tournage, ça me manque.  Heureusement qu'en paralèlle, je fais un peu de modelage.
Pendant ces toutes prochaines vacances d'hiver, j'installe un "mirus" que m'a récupéré un copain et perce une fenêtre vers le jardin. Un peu de lumière naturelle et quelques rayons de soleil seront les bienvenus, et en bonus j'aurai la vue directe sur mon petit jardin de ville au printemps prochain. Que demander de plus si ce n'est ... du temps.
Avant cette trop longue période d'inactivité j'avais tourné quelques bols avec une terre blanche chamottée (aie, aie aie, mes mimines...), car je désire m'initier aux cuissons Raku avant de me mettre activement à la réalisation d'un petit four chainette au gaz. Non pas que ce soit un mode de cuisson que je sous estime, loin de moi cette idée, ou qu'il faille passer par une telle étape transitoire, mais les hautes températures et le grés m'attirent. Je pourai peut être cuire quelques modelages. Dés la reprise je tournerai de nouveaux bols (histoire de me refaire la main) et les porterai chez un potier pour les biscuiter. Un petit four rudimentaire composé de quelques briques et d'un chalumeau de couvreur devrait me permettre de faire mes premiers essais.
A suivre...


Marco, l'apprenti potier



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Dernière mise à jour : 24 juillet  2007 MES POTS