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AUSSI LOIN QUE JE ME SOUVIENNE

Ma passion pour l'argile a débuté lorsque petit garçon, j'ai découvert et admiré avec quelle virtuosité un potier de Noron (Calvados) transformait une simple balle d'argile en un magnifique pot, en l'espace de quelques instants et avec une dextérité sans égale.
Habilité et précision du geste n'étaient qu'émerveillement et magie à mes yeux de môme.
Sans le sublimer, je pense que cet instant a marqué ma vie à jamais.
Depuis, beaucoup de temps s'est écoulé, le potier est certainement à la retraite, l'atelier est transformé en habitation et Noron en village de poteries industrielles.

AVANT

Je n'avais de cesse de me rapprocher du monde de la céramique, toujours curieux d'en découvrir d'avantage, visites d'ateliers, de marchés de potiers, d'expositions.
En 1985 au hasard de mes vagabondages chez les potiers de ma région, je rencontre et découvre Philippe MOREL, qui devint et restera mon « maître », et moi son « disciple » comme nous nous amusions à nous désigner.
J’admirais son travail de grès au sel cuit au bois, ses formes rondes aux courbes douces et féminines. Dés notre première rencontre, face à mon engouement pour l’argile, il me proposa spontanément d’utiliser son atelier pour y découvrir le tournage, en échange du gardiennage de la salle d’expo lors d'escapades avec son épouse.
Il y avait alors peu de marchés de potiers, les ventes se faisaient principalement sur le lieu de production.
Durant quelques années, je délaissais, avec un plaisir non dissimulé, mon appartement de ville pour séjourner en pleine campagne normande, chauffé par le soleil l’été, par la cheminée et le Godin, l’hiver.
Je découvris la cuisson au bois et participa à quelques unes d’entre elles, dans un four à flammes renversées de type Sèvres.
Je vécus aussi sa mutation de potier de grès en sculpteur. Maintenant ce sont ses sculptures que j’affectionne.
Malheureusement, les accrocs de la vie m’ont éloigné de ce lieu, de ses hôtes et de la céramique.
lorsque j'ai découvert les essais de Daniel de Montmollin, frère de Taizé et céramiste, j'y ai trouvé ce texte, à méditer...

PARCOURS DE RECONVERSION professionnelle

En 2004, j’ai ressenti à quel point la vie pouvait être cruelle et injuste, qu’il fallait la savourer au présent sans attendre un avenir incertain. Le temps s’écoule, les regrets s’accumulent, l’aigreur me guette ainsi que cette désagréable impression de passer à coté de l'essentiel de mon existence.
Antoine de Saint-Exupéry écrivait : « - Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité ».
J'en ai déduit qu’il ne fallait plus attendre !

Je « m’offris » un temps partiel et un stage de formation professionnelle chez une voisine, dans la Manche, Sylvie Beaumont qui rêve de cuire dans un four japonais à bois Anagama. Elle m’enseigna le tournage fin, très fin, en plein cœur de sa campagne normande, à Ger. Ce fut pour moi un véritable enseignement particulier et sur mesure, distillé dans la bonne humeur, et en musique.

En parallèle, par le plus grand des hasards, alors que je m’étais enfin décidé à suivre des cours du soir de dessin aux beaux-arts à Caen, j’ai découvert et me suis passionné pour le modelage lors d’une séance d’après modèle vivant, improvisée pour l'occasion.
L'engouement était tel que j'ai suivi deux autres années de cours du soir, puis j'ai créé une association, un simple atelier dans lequel l'échange des compétences et des techniques est de rigueur, il se nomme ArTerre

Un stage intensif en 2008 avec Dominique Legros, céramiste à La Borne, m'a fait découvrir d'autres techniques de travail, la terre bulle, les terres craquelées et polies, le cuivre saturé...

Fort des ces multiples expériences et d'un travail personnel, me voilà maintenant immergé dans cette passion qui jamais ne m'a quittée : la terre et sa transformation par l'eau, l'air et le feu.

PROJETs

J’aimerais cuire au bois, pour la beauté et l’authenticité de ce mode de cuisson.
Pour les couleurs et les effets de flammes et de cendres sur les pièces.
Pour la magie, l’alchimie et le hasard qui s’en dégage.
Pour la longue communion entre le cuiseur et son four, l'odeur du bois, ses flammes.
Je m’oriente vers la construction d’un petit four à flamme renversée de type chaînette, de 200 litres utiles, afin d'atteindre les hautes températures (1300°C).
Je tiens à remercier sincèrement Daniel Raimboux pour l’aide généreuse et spontanée qu’il m’a apporté à la suite d’un courriel que je lui ai adressé pour la construction de ce futur four.

Les plans sont quasiment aboutis maintenant, reste à trouver le jardin d'accueil de ce futur four...

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four raku mise à jour : 22 septembre 2011 Liens / Contact